Reconversion professionnelle : mon parcours (PART 1)

Reconversion professionnelle : mon parcours (PART 1)

8 mai 2021 1 Par Charlene_fla

Si comme moi, tu as loupé le coche quand tu avais 15 ans en choisissant une orientation professionnelle un peu au hasard et qui ne te convient désormais plus … sache qu’il est toujours possible de changer de direction et de se reconvertir ! A bientôt 27 ans (wait.. déjà ? 😭), me voilà de retour sur les bancs de l’école pour ma seconde reconversion professionnelle (oui oui, la seconde). Si tu veux connaitre toute l’histoire, je t’invite à lire le restant de cet article 😉 (Et à prendre une bonne tasse de café pour tenir le coup jusqu’à la fin !)

Mon parcours scolaire

Septembre 2009

Après l’obtention de mon brevet, j’intègre une classe de seconde générale. Concrètement, bien que cette année soit l’une des plus décisives pour la suite de mon cursus, je la considère davantage comme une année sabbatique et m’en désintéresse totalement. Mes notes ne sont pas glorieuses (cf. mon bulletin de fin de seconde pour les petits curieux), et ne me permettent clairement pas d’intégrer un bac général, seulement un bac technologique.

bulletin seconde
Dernier bulletin de seconde

Étant dans le flou le plus total concernant mon avenir, j’avais de toute façon d’ores-et-déjà décidé d’intégrer un bac STG (Sciences et Technologies de la Gestion) comme l’avait fait avant moi ma grande sœur. Soyons honnêtes, j’ai préféré rester sur un chemin confortable en suivant ses traces plutôt que de m’aventurer à l’aveugle sur un sentier inconnu. 

Septembre 2010

J’attaque donc mon année de première STG et là, c’est le bouleversement :  je passe de dernière de classe à première (incroyable mais vrai 😆). Je commence à travailler sérieusement, à réviser mes cours le soir, et même à faire mes devoirs. Bref, en quelques semaines je deviens le stéréotype de l’élève modèle. (Au passage, un petit 🖕 à tous ceux qui voulaient que je redouble ma seconde car je n’avais selon eux “aucune chance d’y arriver en première”). 

bilan fin de terminale
Bilan fin de terminale.

Oui mais … Je ne sais toujours pas ce que je veux faire! On m’encourage avec insistance à poursuivre en classe préparatoire aux grandes écoles après le bac, mais est-ce que je suis suffisamment motivée pour consacrer ma vie aux études durant les deux prochaines années ? Non. L’école de commerce, ça ne me fait clairement pas rêver. Le hic, c’est que je n’ai pas vraiment d’autres aspirations non plus. J’ai le sentiment de ne pas être capable de faire un métier “non conventionnel”, ça me limite rapidement dans mes options. Je décide alors d’intégrer un BTS MUC (Management et Gestion des Unités Commerciales) dans un centre de formation proche de chez moi. Je suis rassurée de savoir que je vais plus ou moins poursuivre avec les mêmes matières scolaires qu’au lycée  #trouillarde.

Septembre 2012

Je fais donc mes deux ans de BTS en restant toujours aussi appliquée dans mon travail. Je découvre enfin le monde professionnel, à la fois par le biais d’un job d’été en usine puis par mes stages de BTS. L’usine ? Une expérience très formatrice mais tout aussi déstabilisante. Les tâches sont si répétitives que je fais des réveils nocturnes en étant incapable de distinguer le rêve de la réalité (je suis persuadée d’être encore dans l’usine à répéter les mêmes gestes en continu).  Si je ne sais pas ce que je veux faire, je sais au moins que je ne veux plus remettre les pieds là-bas si je ne veux pas perdre la raison !

Heureusement, mes stages de BTS chez Monoprix se passent beaucoup mieux. J’ai la chance d’avoir une équipe encadrante vraiment top, qui me permet de me sentir bien et de beaucoup progresser. Je passe donc deux ans dans la même enseigne en tant que stagiaire assistante manager de rayon

Vient ensuite la fin du BTS, après lequel je ne poursuis pas mes études. L’heure est venue d’intégrer le monde du travail, le vrai. 

Mon premier emploi

Octobre 2014

Je travaille tout d’abord quelques mois en librairie avant de déménager sur Lyon et d’intégrer une franchise Carrefour en tant qu’hôtesse de caisse. Grâce à mon investissement, on me propose rapidement d’évoluer pour devenir assistante manager caisse. Une belle opportunité professionnelle qui me permet d’acquérir de nombreuses compétences.

Le hic ? Un environnement de travail devenu anxiogène à cause d’une nouvelle directrice de magasin on ne peut plus pernicieuse. Je n’aime pas critiquer publiquement mes anciens employeurs car j’ai énormément de respect pour les personnes qui m’ont laissé ma chance, mais je pense qu’il est important de dénoncer le harcèlement moral (qui est d’ailleurs très fréquent dans ce secteur). Je n’étais par ailleurs pas la seule concernée par ce harcèlement puisque mon ancienne collègue est partie en burn out juste après mon départ et que mon remplaçant a rapidement démissionné à son tour. Bref, à ce moment là, je suis tout simplement écoeurée de la grande distribution au point d’amorcer en 2017 ma première reconversion professionnelle.

Ma première reconversion professionnelle

Été 2017

C’est bien beau de vouloir se reconvertir. Mais dans quoi ? Et comment ? Car maintenant que je vivais à Lyon, il fallait assumer un loyer et des charges. Je refuse de  dépendre financièrement de mon conjoint de l’époque (et je fais bien, puisque je me retrouve finalement vite célibataire). La formation initiale n’étant pas envisageable, je décide de postuler pour une licence en alternance (sous contrat de professionnalisation) dans le domaine administratif et de rechercher un employeur. Pourquoi l’administratif ? Parce qu’encore une fois je n’ai pas la moindre idée de ce que je veux faire. Je n’ai pas les bons réflexes pour orienter ma réflexion. Au lieu de me dire “Qu’est-ce que j’aime faire dans la vie ? Comment pourrais-je associer cela à mon travail?”, je me demande “Qu’est-ce que je me sens capable de faire?”. Croyez-moi, la différence entre les deux est énorme

Je démissionne donc de chez Carrefour, me sépare de mon conjoint de l’époque, déménage, intègre une nouvelle entreprise et une nouvelle formation le tout en un mois top chrono ! Le changement, c’est maintenant 🤣 En vérité, cela m’a demandé de puiser dans des ressources que je ne pensais pas avoir, mais avec du recul je suis extrêmement fière de m’être jetée à l’eau et d’avoir réussi ce challenge ! 

Je fais ainsi un an de licence en alternance dans une entreprise de service du numérique au poste d’assistante ADV avant d’intégrer cette même société en CDI. Même si tout n’est  pas parfait, soyons honnêtes, je suis tout de même beaucoup plus heureuse que dans la grande distribution. Mes collègues sont sympathiques, mes horaires de travail malléables et confortables… J’aurais pu décider de rester dans ce qui était devenue ma nouvelle zone de confort. Mais j’avais envie de plus.