En route pour l’Ultra Marin !

En route pour l’Ultra Marin !

26 juin 2021 3 Par Charlene_fla

Il y a quelques jours, je vous parlais sur instagram de ma volonté de participer à une course d’ultra d’au moins 100 km en 2023. Un objectif qui, en réalité, ne date pas d’hier et me trotte dans la tête depuis ma SaintéLyon en décembre 2019. Un dessein ambitieux pour mon tout petit niveau, mais j’ai envie de me prouver que la détermination et l’envie peuvent parfois permettre de déplacer des montagnes.

Mais pourquoi vouloir courir un ultra ? 

“Plus jamais”, c’est ce qu’on se dit toujours en terminant une course qui nous a poussé au bout de nos limites ! Et pourtant … quelques semaines, voire même quelques jours plus tard nous sommes de nouveau là, à rêver d’encore plus ! Ressentant inexorablement ce besoin d’aller encore plus loin, de repousser encore un peu plus nos barrières physiques et mentales. Voir jusqu’au le corps et l’esprit seront capables d’aller avant d’abdiquer. 

Le corps humain et ce qu’il est capable d’endurer me fascine d’un point de vue physique, mais surtout d’un point de vue psychologique. Se dépasser, réussir ce que notre cerveau croyait impossible. Aller au-delà de nos propres croyances limitantes. On a souvent tendance à se mettre nous-mêmes des barrières, à penser que nous sommes moins capables que d’autres : “Je n’y arriverai pas”, “Je ne suis pas fait(e) pour ça!”… Pourtant je suis convaincue qu’avec de la volonté et un plan d’attaque réfléchi, tout (ou presque) est possible. Une fois encore, à condition de le vouloir vraiment.

“Ils ne savaient pas que c’était impossible… alors ils l’ont fait” !

Avant de courir mon tout premier semi-marathon, cette épreuve me semblait insurmontable. Pourtant, j’ai été jusqu’au bout (avec en prime à l’époque une performance qui allait au-delà de toutes mes espérances). Même chose avant mon premier marathon et avant ma première SaintéLyon (76 km). Tous ces objectifs me semblaient bien trop gros pour quelqu’un comme moi, qui n’avait absolument rien d’exceptionnel. 

Arrivée de mon premier marathon en 2018.

Et puis finalement je me suis lancée, je me suis convaincue que j’en étais tout autant capable que les autres, et j’ai réussi. C’est en essayant que l’on se donne une chance d’y arriver. Si vous partez sur la base du “je ne m’inscris pas car je n’y arriverai jamais” (et ça, qu’est-ce que je l’entends!), vous n’y arriverez effectivement jamais.

Aujourd’hui, si j’ai envie de me lancer sur une course d’ultra telle que le Grand Raid du Morbihan, c’est avant tout pour dépasser mes limites et me prouver à moi-même que j’en suis bel et bien capable. Que NOUS en sommes TOUS capables. 

L’Ultra Marin : Grand Raid du Morbihan. 

J’ai commencé à effectuer quelques recherches pour trouver la course qui me correspondrait le mieux. Choix crucial quand on voit la liste de toutes les belles courses qui se déroulent en France ! Plusieurs critères me semblaient essentiels : le nombre de kilomètres bien sûr, mais également le dénivelé, la technicité du parcours,  et surtout les barrières horaires. 

Après plusieurs heures passées à regarder toutes les vidéos possibles (dont celle de What The Run que j’ai adoré et que je vous mets juste ici), j’ai fini par arrêter ma décision sur le Grand Raid du Morbihan  qui semble proposer un parcours idéal et des barrières horaires accessibles pour un premier gros ultra. Pour vous donner une idée, la course propose cette année un parcours de 175 km pour 1430 mD+ (relativement plat donc) avec un temps maximal de 42H. Le tout dans un superbe cadre géographique ! J’aurais pu choisir un objectif avec davantage de D+, mais souffrant d’un assez gros vertige je ne souhaite pas me retrouver tétanisée seule en montagne. Peut-être à l’avenir 😉

D’autres vidéos inspirantes :

Vidéo de Elisa is running : ICI
Vidéo de Julien Rabier : ICI

Pourquoi 2023 ? 

Tout simplement car pour moi un objectif aussi conséquent se prépare correctement, et que je repars tout simplement de 0. Le covid a été très compliqué et a énormément joué sur ma motivation et mon entraînement. Je n’ai absolument pas couru pendant le premier confinement. Ajoutez à cela les nombreux cookies avalés quotidiennement ainsi qu’une anémie un peu persistante et vous comprendrez qu’à la sortie de tout ça, mon niveau était à 0. 

J’ai eu beaucoup de mal à avaler cette régression (la course à pied, quel sport ingrat!) et l’abandon sur la seule course que j’ai pu faire depuis le covid (le Maratrail des Passerelles l’été denier). En même temps, comment aurais-je pu terminer cette course après plusieurs mois enfermée chez moi et sans chausser les baskets  ? 

Bref, tout ça pour dire qu’un ultra ça se réfléchit et ça s’organise. J’ai besoin de préparer mon corps et ma tête à tout ça, avec des objectifs intermédiaires que je suis en train de sélectionner minutieusement. Je me renseigne énormément, je bouquine pour apprendre, je visionne des heures de vidéos et surtout, je me projette mentalement et je me conditionne pour réussir ma prépa. Comme dirait un certain Guillaume Guillou : il faut apprendre à aimer le travail autant que le résultat ! Je me sens ultra motivée, et ça me fait du bien de redonner un peu de sens à ma pratique sportive !

PS : Si vous souhaitez suivre un peu tout ça, n’hésitez pas à me suivre sur instagram 😉